BAROMETRE. L’organisation professionnelle Prism’emploi livre son baromètre de l’emploi intérimaire pour le mois de septembre 2018 : bien qu’il recule de 1,7% tous secteurs confondus, il progresse tout de même de 6,4% dans le bâtiment et les travaux publics.Emploi, intérim.

D’après le baromètre de l’emploi intérimaire réalisé par l’organisation professionnelle Prism’emploi, celui-ci accuse un repli de 1,7% au mois de septembre 2018, tous secteurs d’activité confondus. Le 3e trimestre 2018 affiche pour sa part une stagnation (0%). “Cette stagnation observée au 3e trimestre 2018 et ce léger recul du mois de septembre doivent être mis en perspective avec un effet de base désormais moins favorable”, explique Isabelle Eynaud-Chevalier, déléguée générale de Prism’emploi. “En effet, l’intérim orienté à la hausse depuis 45 mois se situe désormais à un niveau historiquement élevé.” A fin septembre, 43.000 CDI intérimaires ont été signés, d’après l’organisation. Par ailleurs, Prism’emploi a relevé que l’emploi intérimaire avait enregistré une hausse de 4,1% au cours des 9 premiers mois de l’année 2018 par rapport à la même période en 2017.

Dans le détail des secteurs d’activité, le bâtiment et les travaux publics voient leurs contrats intérimaires progresser de 6,4%, pour atteindre 12,8% du total des effectifs, tous secteurs confondus. L’industrie se rétracte en revanche de 5,8%, soit 47,8% du total, pendant que les transports se replient de 3,1%, ce qui représente 13,5% des effectifs.

Au niveau des qualifications, l’intérim se développe notamment chez les cadres et professions intermédiaires (+1,2%), atteignant les 12% du total. L’augmentation est aussi de mise chez les employés (+0,2%), soit 13,3% des effectifs. A l’inverse, l’emploi intérimaire se rétracte chez les ouvriers qualifiés et non-qualifiés, respectivement de -0,8% et de -4,4%, qui représentent tout de même respectivement 35,1% et 39,6% du total.

S’agissant du détail régional, Prism’emploi note qu’une majorité de collectivités régionales sont en recul en septembre 2018, en comparaison à septembre 2017. Ainsi, les régions les plus dynamiques sont Provence-Alpes-Côte-d’Azur (+4,8%), Auvergne-Rhône-Alpes (+3%) et l’Ile-de-France (+0,3%). En revanche, la Bourgogne-Franche-Comté se replie de 8,5%, pendant que la Bretagne et la Normandie cèdent respectivement 5,6% et 4,8%. Les autres régions sont également en baisse.

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